Des migrants s'approchent de la côte grecque en canot. Crédits photo : Petros Giannakouris/AP
«On ne veut pas d'argent de l'Europe. Tout simplement parce qu'il n'arrive jamais. Il y a un an que nous avons arraché à la Commission 3,4 millions d'euros pour nous permettre d'acheter des gilets de sauvetage pour les migrants et de quoi faire déplacer 200 de nos hommes du continent à la mer Égée. Nous attendons toujours et pendant ce temps la déferlante augmente. Et nous sommes qu'au début du tsunami.» Le haut fonctionnaire grec a les yeux rivés sur la carte et les 2000 km le long desquels s'égrènent les îles qui longent les côtes turques jusqu'à la Crète. «Peut-on en vouloir à l'être humain de vouloir être plus heureux? Nous scintillons de bonheur et d'aisance, ici en Europe et nos côtes sont visibles à l'oeil nu. Celui qui imagine que ce flot peut être endigué vit dans l'utopie», affirme le haut fonctionnaire ...