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Sauver la Grèce, fût-ce de ses démons

Publié dans Le Figaro le
Un homme passe devant la devanture fermée d'un magasin dans le centre-ville d'Athènes. Crédits photo : CHRISTIAN HARTMANN/REUTERS
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Un homme passe devant la devanture fermée d'un magasin dans le centre-ville d'Athènes. Crédits photo : CHRISTIAN HARTMANN/REUTERS

Y a-t-il quelque chose d'irrationnel dans ce vote du peuple grec au référendum du dimanche 5 juillet 2015? La réponse est évidemment oui. Tout a d'ailleurs été irrationnel dans cette histoire. Dans une démocratie parlementaire comme celle de la Grèce, le recours au référendum est lui-même étrange, surtout pour trancher de la faisabilité d'un plan d'austérité et de réformes structurelles exprimé dans un Mémorandum européen passablement technique de dix pages. Piloter l'économie d'un pays moderne n'est pas une chose simple. Dans des affaires aussi complexes, la démocratie directe n'a pas sa place. Même dans une démocratie ayant une vieille expérience du référendum comme la Suisse, les questions ne sont pas aussi compliquées. Quand on a demandé aux Suisses en 2002 s'ils voulaient abaisser chez eux la durée légale de la semaine de travail de 42 heures à 37 h 30, et qu'ils ont refusé par 74,6 % des voix, c'est une question simple ...

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