Grèves en vue dans les ports grecs

La Fédération des employés permanents dans les ports de Grèce (OMYLE) et l'Union des dockers permanents et stagiaires ont décidé lundi d'intensifier leurs mobilisations dans les ports grecs, en réaction aux décisions des Organismes portuaires du Pirée (OLP) et de Thessalonique (OLTh) de céder les deux stations de manutention de containers et en exigeant que les ports "conservent leur caractère public".

Une nouvelle grève, de 48h cette fois, aura lieu les 15 et 16 janvier, alors que les dockers n'assurent plus des heures supplémentaires et les week-ends.

Par ailleurs, les syndicalistes dans les ports ont rencontré le secrétaire du parti communiste (KKE) le président de SYRIZA (ex-Synaspismos, gauche radicale).

Le SG du KKE, Aleka Papariga, a exprimé l'opposition de son parti à la privatisation des ports du Pirée et de Thessalonique, à l'issue d'une rencontre mardi avec les travailleurs dans les ports grecs.

"La privatisation des ports du Pirée et de Thessalonique n'est pas l'affaire uniquement des travailleurs dans ces espaces. C'est l'affaire de tous. Nous devons et pouvons rendre la vie dure au gouvernement, faire obstacle, endiguer ses plans de vendre les ports excédentaires, tout justement pour aider les profits des entreprises. De plus, nous devons empêcher la création d'une nouvelle génération de travailleurs dans les ports, dans des conditions de traite humaine", a affirmé Mme Papariga.

De son côté, le président de SYRIZA, Alecos Alavanos, qui a rencontré lui aussi les travailleurs dans les ports, a accusé le gouvernement de vouloir "tout vendre".

M. Alavanos a expliqué que les ports du pays sont des entreprises excédentaires et dénoncé qu'en "dépit de cela, le gouvernement passe à leur bradage, à leur vente aux enchères".

i-GR/ANA-MPA

Total de votes : 0

Ajouter un commentaire