La Serbie-Monténégro veut prouver sa bonne volonté à coopérer avec l'Union européenne

caramanlis marovic

L'avenir de l'union Serbie-Monténégro, le futur statut du Kosovo et l'optique européenne de la Serbie-Monténégro, ont été au centre des entretiens jeudi entre le Premier ministre, Costas Caramanlis, et le Président de Serbie-Monténégro, Svetozar Marovic. Le chef du gouvernement grec a réitéré les positions de la Grèce en faveur d'un soutien à l'entrée des pays balkaniques dans la famille européenne, tandis que M. Marovic a souligné la bonne volonté de Belgrade de coopérer avec l'Union européenne et le TPI lequel ne devra pas se focaliser sur l'affaire Mladic.


M. Caramanlis a insisté qu'a propos du référendum sur l'autonomie du Monténégro, si ce scrutin est transparent et démocratique, les résultats du referendum devront être reconnus par tous. Quant au Kosovo et les concertations entre les parties impliquées, le chef du gouvernement a recommandé modération et retenue et souhaité un climat de compréhension mutuelle où ne seront pas enfreints les droits des Serbes du Kosovo.

Pour sa part, M. Marovic a déclaré que l'affaire Radco Mladic ne doit pas constituer un obstacle à la marche européenne de son pays, soulignant que "nous ne pouvons rien promettre, mais nous souhaitons que ce problème soit réglé et souhaitons collaborer avec le TPI pour préparer la visite à Belgrade du procureur, Carla Del Ponte".

M. Marovic a souhaité remercier Bruxelles agissant comme médiateur dans la question de l'union étatique Serbie-Monténégro, soulignant l'entente entre gouvernement et opposition, et le fait que quel que soit le résultat du referendum, les relations Serbie-Monténégro resteront bonnes, étant donné les liens historiques existants.

A propos du Kosovo il a déclaré que la solution ne pourra être imposée, et que la situation doit devenir meilleure pour les Albanais, leur vie, leurs foyers, leurs monuments et leur culture. Il faut, a-t-il conclu, changer la situation actuelle et créer des conditions de confiance dans la population, tranchant encore que la participation des Serbes dans les institutions au Kosovo est importante, au même titre que les relations avec la Serbie, pour ajouter enfin qu'une solution unilatérale ne servirait ni le Kosovo ni la région toute entière.

La communauté internationale souhaite aboutir à une solution sur le futur statut du Kosovo au cours de 2006.

i-GR/ANA

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