Papoulias - Papadopoulos : l'Europe ne peut pas continuer à fermer les yeux sur l'occupation turque à Chypre

papoulias papadop

Les entretiens officiels entre les chefs d'Etat de Grèce et de Chypre, MM. Papoulias et Papadopoulos, ont confirmé une nouvelle fois la stratégie commune des deux pays en ce qui concerne le règlement de la question chypriote, un règlement pour lequel Athènes et Nicosie souhaitent une participation active de l'UE, tout en adressant un message à Ankara de s'adapter au cadre des concertations de son adhésion.


Au 1er jour de sa visite officielle de quatre jours dimanche, M. Papoulias s'est entretenu dimanche avec le président chypriote, Tassos Papadopoulos, alors que suivaient des réunions en présence du secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Yannis Valinakis, et de son homologue chypriote, Georges Iacovou, ces entretiens portant sur la question chypriote dans sa phase actuelle, les derniers développements relatifs à l'optique d'adhésion de la Turquie à l'UE, ainsi que – selon les termes de M. Papadopoulos - "sur les occasions qui se présentent, les enjeux et difficultés que nous rencontrerons et les perspectives et conditions préalables à la réouverture d'un dialogue sur la question chypriote".

Dans des déclarations de presse, le chef de l'Etat grec a estimé que l'UE "ne peut fermer les yeux" sur une situation telle que l'occupation militaire continue de territoires d'un Etat-membre, que d'autre part l'UE doit suivre de près la marche et les obligations de la Turquie, telles que tracées dans le cadre des concertations, considérant à ce point la possibilité même d'annulation de toute relation avec l'UE si Ankara ne respecte pas ses obligations. Enfin, M. Papoulias a souligné que "cette période est difficile pour la Turquie" en raison des vagues de protestations contre les dirigeants politiques ayant accepte les obligations du cadre de concertations avec l'UE.

Pour sa part, M. Papadopoulos a souligné que "la question chypriote restant toujours dans le cadre irremplaçable de l'ONU, acquiert aujourd'hui une dimension européenne" (3 des 4 parties impliquées étant membres de l'UE - Chypre, Grèce et Grande-Bretagne - le 4e souhaitant le devenir), ajoutant que "ensemble avec la Grèce nous exploiterons chaque occasion et chaque perspective", puisque "notre objectif commun est de rechercher un règlement fonctionnel et viable de la question chypriote dans le cadre de discussions en profondeur et productives".

"Cette fois", a encore déclaré M. Papadopoulos, "lorsque les concertations reprendront, nous espérons que le rôle de l'UE sera plus distinct, sa participation plus active, et que ses idées en ce qui concerne l'harmonisation à l'acquis communautaire seront davantage respectées. Il peut y avoir des différences de vues entre l'UE et l'ONU, mais quant à nous, nous considérons précieuse la participation dynamique de l'UE".

i-GR/ANA

Total de votes : 0

Ajouter un commentaire