Papandreou s'impose avec force au PASOK

Georges Papandreou pouvait s'estimer heureux dimanche soir, après l'adoption à l'unanimité du nouveau statut du parti, de la déclaration de politique générale et des thèses politiques en clôture des travaux du 7e Congrès du PASOK, le parti socialiste grec. Comparant la date du 5 mars 2005 à un nouveau 3 septembre 1974, date de la fondation du parti, "nous avons fait un très grand pas en avant en tant que PASOK", et "nous avons transformé nos paroles en actes" a dit M. Papandreou.


"Notre lutte", a-t-il poursuivi, "n'est pas une lutte de mécanismes mais une lutte pour un nouveau Mouvement qui fonctionnera sur base des valeurs", se félicitant ainsi que le Congrès ait ramené le politique à l'avant-scène. "Nous souhaitons un parti fort pour pouvoir être ouvert à la société", a souligné le chef du principal parti de l'opposition, pour ajouter "nous donnerons le pouvoir au peuple, nous aiderons à ce que les citoyens puissent prendre des décisions".

Plus précisément, M. Papandreou a expliqué souhaiter un nouveau modèle de direction du parti et pouvoir. "Je professe", a-t-il dit, "un modèle socialiste de gouvernement et un autre modèle de pouvoir", faisant la distinction entre progressistes et conservateurs, ces derniers "travaillant à la soumission des classes défavorisées, alors que nous, nous voulons des citoyens non soumis, informés et actifs".

Pour la première fois, M. Papandreou a précisé la relation PASOK et libéralisme, se disant contre le libéralisme économique, le libéralisme politique étant selon lui ancré traditionnellement dans le Mouvement.

Enfin, M. Papandreou a choisi le slogan définissant la politique que suivra le PASOK, a savoir "Changement maintenant, changement partout, changement toujours". Tout un programme…

Commentant les résultats, le président du Congrès, Costas Laliotis, a souligné l'accord impressionnant, puisque après un processus de dialogue et les exposés des diverses opinions au cours des 4 journées de travaux, il a été possible d'aboutir à une synthèse.

Par ailleurs, les congressistes ont demandé qu'ait lieu en Grèce aussi un referendum sur la Constitution européenne, les socialistes exprimant leur soutien à ce texte, considérant qu'il permettra à l'Europe de se développer en un pole autonome et de progrès dans l'environnement de concurrence mondiale, déclarent enfin que ce parti luttera pour mettre en valeur les possibilités qu'offre la nouvelle Constitution pour les Etats-membres et leurs citoyens et pour replacer la Grèce au coeur même des événements européens.

Enfin, le 7e Congrès a entériné à l'unanimité un texte sur les relations Etat-Eglise, pour la distinction des rôles, soutenir la démocratisation de l'administration de l'Eglise, et condamner la passivité du gouvernement déclarant que ce parti contribuera à dépasser la crise actuelle en collaborant avec toutes les forces sociales et politiques servant les mêmes valeurs pour obtenir le plus grand consensus possible.

i-GR/ANA


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