Athènes rejette la proposition turque pour une réunion à cinq sur Chypre

"L'implication de la Grèce et de la Turquie [à Chypre] commence et se termine avec les questions de la sécurité et des garanties [correspondantes]", a dit vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Georges Koumoutsakos, en réponse à la proposition du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, pour la convocation d'une conférence à cinq pour le règlement de la question chypriote.


La Grèce, la Turquie et la Grande-Bretagne sont en effet statutairement les pays garants de la sécurité de Chypre, depuis son accession à l'indépendance de la couronne britannique en 1960. "La réunion d'une conférence à quatre ou à cinq n'a pas notre accord", a ainsi affirmé M. Koumoutsakos. Athènes ne souhaite pas voir le rôle des pays garants s'étendre au domaine politique et qui viendrait implicitement remettre en cause la souveraineté de la République de Chypre.

De son côté une commission parlementaire britannique a établi un rapport sur la question chypriote, actuellement à l'étude au ministère grec des Affaires étrangères. Le rapport reproduit les positions britanniques bien connues, réitère la volonté de la Grande-Bretagne pour le règlement du problème politique de Chypre et marque son opposition à la division de l'île, a indiqué M. Koumoutsakos.

Selon des informations, le rapport présente certains points positifs comme par exemple la mention du retrait des forces turques d'occupation et la démilitarisation de l'île, mais également un grand nombre d'estimations et prises de position négatives éloignées des résolutions de l'ONU sur la question ou de la réalité nouvelle depuis l'adhésion de Chypre à l'Union européenne.

i-GR/ANA

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