Accord franco-grec pour l'accès de la Grèce aux satellites d'observation militaire

helios2

Les directions des ministères de la Défense de Grèce et de France ont conclu un accord politique d'importance en vertu duquel la Grèce devient le 11e Etat dans le monde à avoir accès à des satellites d'observation militaire. Plus précisément, selon un communique du ministère grec de la Défense, la Grèce participera au programme satellitaire de deuxième génération Helios-2, en tant que membre du consortium européen BOC (Besoins Opérationnels Communs), a travers lequel elle pourra recevoir des images satellite.


Les négociations relatives avaient été entamées en 1998 avec la France, pour être gelées en 2001, avant de reprendre sous la nouvelle direction politique du ministère grec de la Défense, qui ont finalement débouché sur l'accord de ce vendredi. Le consortium réunira désormais la France, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, la Belgique et la Grèce. Le satellite Hélios 2A a été lancé le 18 décembre 2004 depuis la base de Kourou (Guyane Française).

La Grèce, en tant que membre à part entière du programme, participera à concurrence de 2,5% du budget, soit selon les estimations un coût de 80 millions d'euros sur 10 ans. La Grèce commencera à recevoir les images satellite aussitôt après la signature de deux accords interétatiques avec la France, au niveau politique et opérationnel.

Au niveau des armements, la partie grecque a réitéré qu'aucune décision n'avait été prise au sujet de l'achat souhaité d'avions de combat de 4e génération, alors qu'a propos de certains problèmes d'ordre technique existant dans les fournitures des Mirage 2000-5, des entretiens seront engagés entre Dassault et le ministère grec de la Défense en vue d'une solution.

Dans des déclarations, le ministre français de la Défense, Michelle Alliot-Marie, en visite en Grèce, a commenté les provocations turques en Egée comme une source constante d'inquiétude et souligné à ce titre la nécessité de trouver une solution mutuellement acceptable dans le cadre des organisations internationales et des institutions internationales, observant en outre que toute violation du droit international constitue un danger majeur d'escalade de la tension.

Les deux parties ont également examiné des questions liées à la situation dans les Balkans, à la Politique européenne commune de sécurité et de défense, aux opérations internationales de paix et à l'OTAN. Mme Alliot-Marie a salué le rôle stabilisateur de la Grèce dans les Balkans, ainsi que l'excellent niveau de coopération entre militaires grecs et français dans le cadre des opérations internationales de paix au Kosovo et en Afghanistan.

Concernant la question de l'entraînement de l'armée irakienne, les deux parties ont réitéré que tout entraînement devra avoir lieu en dehors de l'Irak. Le Premier ministre grec avait déjà clarifié que la Grèce participerait au programme d'entraînement des Irakiens, mais uniquement hors d'Irak et de Grèce.

i-GR/ANA

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