Pour Karamanlis, la réunification de Chypre reste un axe inamovible de la politique étrangère grecque

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A l'issue de sa rencontre mercredi à Athènes avec le président chypriote, Tassos Papadopoulos, M. Karamanlis a assuré de sa ferme intention, comme celle de son gouvernement, de soutenir la République de Chypre dans la recherche d'une solution viable et fonctionnelle. M. Karamanlis a affirmé que le but de la Grèce est de préparer et de faciliter la réunification de l'île et que la question chypriote demeure une priorité et un dossier de premier plan de la politique étrangère grecque, la réunification de Chypre étant un axe inamovible de sa politique.


Il s'agissait de la première rencontre entre le Premier ministre grec et le Président de la République de Chypre après le vote au referendum du 24 avril, qui s'est conclu par le rejet du plan Annan d'une solution à la question chypriote.

Estimant que la volonté populaire qui s'est alors exprimée doit être respectée, M. Karamanlis a mentionné que ''nous maintenons notre soutien à Chypre et nous sommes d'accord pour effectuer des démarches supplémentaires de façon à entretenir l'intérêt en vue du règlement de la question chypriote'', ajoutant que ''le gouvernement grec salue la volonté du gouvernement chypriote d'adopter de nouvelles mesures de soutien en faveur des Turco-chypriotes'' et se déclarant ''favorable à une solution sur la base du plan Annan, lequel fournira aux Chypriotes un indispensable sentiment de sécurité''.

De son côté, M. Papadopoulos qui avait eu précédemment des entretiens avec son homologue grec, Costis Stephanopoulos, a remercié le gouvernement grec de son soutien lors de ces "heures difficiles et décisives'', se félicitant que ''la Grèce se trouve toujours à nos côtés''.
Interrogé sur le contenu d'une éventuelle solution à venir, M. Papadopoulos a dit qu'il est impossible d'établir un calendrier, car la solution ne dépend pas seulement de la volonté des Greco-chypriotes, mais aussi d'autres facteurs impondérables. Le chef d'Etat chypriote a fait remarquer à ce sujet que des plans, comme celui du SG de l'ONU, ''ne disparaissent pas, ne meurent pas, restent toujours sur la table'', pour préciser toutefois qu'une renégociation globale du plan n'est néanmoins pas possible et que les efforts devront désormais porter sur l'obtention de changements.

Quant à la position de Chypre, comme nouveau membre de l'UE, a propos de la demande par la Turquie de la fixation d'une date de démarrage de négociations d'adhésion avec l'UE, M. Papadopoulos a déclaré que la Turquie est un Etat européen, et c'est pourquoi elle doit se comporter comme telle, en respectant les principes européens et l'acquis communautaire.

M. Papadopoulos a également rencontré lors de sa visite à Athènes les chefs des partis politiques grecs, M. Papandreou (PASOK), Mme Papariga (KKE) et M. Constantopoulos (Synaspismos).

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