Accord à l'UE sur le statut de la 'ligne verte' à Chypre

Après une réunion marathon du Conseil des Représentants permanents de l'Union Européenne (Coreper), et malgré la tentative de la Grande Bretagne de mettre hors jeu la République de Chypre, un accord est intervenu tard mercredi concernant le Règlement fixant le statut de la "ligne verte" à Chypre, un accord substantiel qui satisfait pleinement Athènes et Nicosie. Le porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, Georges Koutmoutsakos, a qualifié cet accord de "développement positif", dans la mesure où il confirme que la "ligne verte" ne peut devenir frontière extérieure de l'UE. Il confirme également le rôle central de la République de Chypre dans tous les échanges de l'UE avec les Turco-chypriotes, lesquels présupposent l'approbation et l'accord de Nicosie.


Selon M. Koumoutsakos la réunion a été marquée par une ambiance de travail, de consensus, sans aucune tension, alors que les concertations étaient particulièrement difficiles, la Grande-Bretagne insistant au plan des questions de procédure à l'adoption de mesures qui auraient court-circuité la République chypriote et l'auraient empêché de développer des relations avec les Chypriotes-turcs, ce qui aurait de fait signifie la lavée de l'embargo sur les territoires occupés chypriotes.

Avec la signature du Règlement, qui est attendu jeudi après la levée sauf imprévu d'une réserve de forme posée par les Britanniques, et sa mise en application à partir du 1er mai, les produits de la partie turco-chypriote pourront être mis en circulation sur le marche intérieur de l'UE, mais uniquement après approbation de la Commission européenne en accord avec la République de Chypre.

Le projet de Règlement: 1) confirme que la "Ligne verte" ne saurait en aucun cas constituer, ni pourrait se transformer en frontière extérieure de l'UE, ou a quelque chose qui pourrait ressembler à une frontière extérieure, 2) établit avec clarté et précision le statut juridique de la "Ligne verte", 3) ne conteste pas le rôle central du gouvernement chypriote - qui est le seul a être reconnu par l'UE - lors de la mise en oeuvre des dispositions prévues par le Règlement, 4) confirme la fermeté de la volonté politique de l'UE, et bien sur de la Grèce, tout aussi bien que de la République chypriote, de maintenir une forte perspective de réunification de l'île, ainsi que de la volonté d'aider à la croissance économique de la communauté turcochypriote.

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