L'écrivain Antonis Samarakis s'est éteint hier à l'âge de 84 ans

samarakis

L'écrivain Antonis Samarakis, un des écrivains les plus aimés du public, en Grèce comme à l'étranger, est décédé vendredi matin dans sa résidence secondaire de Pylos, Péloponnèse, à l'âge de 84 ans. Tous les chefs politiques ont rendu hommage à l'homme et à son talent.

Ses oeuvres ont été traduites en 30 langues dans 101 maisons d'édition étrangères, certaines ont été adaptées pour le cinéma et la télévision.

Il a notamment obtenu le prix public du récit en 1962 pour son livre Je refuse (Αρνούμαι), un prix de littérature grecque en 1965 pour L'erreur ainsi que le Grand prix de la littérature policière en 1970 en France pour son roman La faille.

Sensible aux questions sociales et nationales, dont les médias et les politiques avaient fait un "sage" régulièrement consulté, Samarakis avait pris part à la résistance contre l'occupation nazie et s'était opposé à la dictature des Colonels (1967-1974), qui le priva de son passeport.

En 1989, l'Unicef dont il était membre, le nomma premier ambassadeur grec de bonne volonté pour les enfants du monde. Il était le premier Grec à être proposé à cette fonction.

La classe politique grecque dans son ensemble a salué le talent et l'esprit d'Antonis Samarakis, rendant hommage à l'écrivain et exprimant ses condoléances à la famille.

Le président de la République, Costis Stephanopoulos, a adressé un télégramme de condoléances à la veuve de Antonis Samarakis, dans lequel il invoque les liens d'amitié mutuelle et d'estime qui le liait au défunt.

Le Premier ministre, Costas Simitis, a salue son oeuvre "qui glorifie les valeurs humaines de la liberté et de la conscience démocratique".

"Il s'est toujours oppose à la barbarie de tous les totalitarismes. Il aimait les jeunes et croyait en eux, comme "l'adolescent éternel" qu'il était en esprit et en création", a dit M. Simitis, ajoutant que "Antonis Samarakis était un ami cher. Son absence sera particulièrement sensible pour nous tous. Sa mort m'affecte profondément et j'exprime mes sincères condoléances a sa compagne Eleni".

Le porte-parole du gouvernement, Christos Protopapas, a déclaré que "la Grèce pleure aujourd'hui la perte d'un de ses intellectuels les plus importants" ajoutant qu'"Antonis Samaras sera toujours présent dans nos esprits et dans nos cœurs".

Le président du Parlement, Apostolos Kaklamanis, s'est dit consterné par le perte de "cet ami hors du commun et ce collaborateur inestimable pour le succès de l'institution du 'Parlement des Jeunes'".

Les présidents de la Nea Dimokratia (ND), Costas Karamanlis, le SG du Parti communiste (KKE), Aleka Papariga, et les présidents de Synaspismos, Nicos Constandopoulos, et du Mouvement social démocratique (DHKKI), Dimitris Tsovolas, ont tous adresse à leur tour des messages de condoléances.

i-GR/ANA

Notes complémentaires: 

Les livres de Samarakis: Outre une autobiographie (1919- ), la Boutique iNFO-GRECE diffuse en France une collection de nouvelles simplifiées pour les débutants en grec souhaitant s'initier à la littérature de Samarakis.

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