Sommet extraordinaire du Conseil européen sur le problème de l'Irak

Les chefs d'Etat et de gouvernement des quinze pays de l'Union Européenne son réunis depuis 19h00 à Bruxelles pour un Sommet extraordinaire du Conseil européen, convoqué par la Présidence grecque pour accorder les différentes positions des pays de l'Union Européenne sur le problème irakien.


Peu avant 20 heures avant de quitter Bruxelles, le Secrétaire Général des Nations Unies Kofi Annan, qui venait de rencontrer le Premier ministre grec et Président en exercice du Conseil européen Costas Simitis, a dit que "Irak doit désarmer et immédiatement. […] Mais, je crois que nous pouvons régler ce problème pacifiquement et avec succès."

A la question de savoir s'il soutient l'idée de prolonger le travail des inspecteurs sur le désarmement jusqu'au moment de mars, Kofi Annan a répondu que "Il y a eu des progrès, mais beaucoup reste à faire. Je dois vous expliquer qu'il n'y a pas un délai fixe dans la résolution 1441 du Conseil de Sécurité de l'ONU, mais c'est le Conseil de Sécurité qui décide quand il faut arrêter les inspections et s'il est utile de les poursuivre de même que s'il y a violation patente des de l'Irak."

Dans la matinée, les ministres des Affaires étrangères réunis par Georgos Papandreou se sont efforcés à parvenir à un accord. Toutefois, le précédent accord, il y a quinze jours, des mêmes ministres avait volé en éclat dès le lendemain par la lettre-surprise de soutien des huit pays de l'UE à George Bush. C'est le risque d'une division profonde de l'Union Européenne qui a motivé la convocation de ce Sommet extraordinaire par le Premier ministre grec, dont le pays assure depuis le 1er janvier la Présidence semestrielle de l'Union.

En arrivant à Bruxelles, le Président français Jacques Chirac qui tentera de défendre la ligne franco-allemande de non intervention militaire, fort du soutien des manifestations pacifistes massives de ce week-end à travers le monde, a dit : "nous considérons tous, j'imagine, que la guerre est toujours, toujours, la pire des solutions. […] notre position, nous conduit à conclure qu'il n'est pas nécessaire aujourd'hui d'avoir une deuxième résolution à laquelle la France ne pourrait que s'opposer".

Par contre le Premier ministre britannique Tony Blair a répété en arrivant à Bruxelles que " Saddam Hussein ne comprend que le langage de la force et les Quinze ne devraient pas envoyer un signal de faiblesse".

Toutefois, malgré la division, les Qunze sont conscients que l'avenir politique de l'Union Européenne est également en jeu et devraient s'efforcer à trouver un accord commun où les inspecteurs pour le désarmement de l'Irak se verraient prolongé leur mission, tout en n'excluant pas le recours à la force.

Le Président du Conseil Européen et Premier ministre grec Costas Simits a dit en arrivant à Bruxelles que "il a un double but [à ce Sommet], s'assurer de la conformation de l'Irak avec la résolution 1441 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et éviter la guerre."

Total de votes : 0

Ajouter un commentaire