La saison touristique en France

tour eiffel

La Grèce, malgré la crise, ne se porte pas trop mal, question tourisme ; la France non plus, comme l'a rappelé mercredi dernier le secrétaire français d’Etat au Tourisme Léon Bertrand, en présentant le bilan de l’année touristique 2002 devant le Conseil des ministres du 12 février. Si les principales nationalités, en nombre d’arrivées, sont les Britanniques, les Allemands puis les Néerlandais, le tourisme français a pu se maintenir à la deuxième place européenne surtout grâce à l'afflux des touristes italiens, espagnols et grecs.

Dans un contexte international toujours difficile, marqué par les attentats et les crises économiques, climatiques et écologiques, ces résultats, présentés pour la première fois dans leur globalité annuelle, s’avèrent positifs et traduisent la bonne résistance du secteur du tourisme en France.

En 2002, les arrivées de touristes étrangers en France ont été supérieures à celles de 2001 : 76,7 millions contre 75,2 millions en 2001, soit une augmentation d’environ 2%. Ce chiffre maintient la France à son rang de première destination mondiale.

La baisse importante du nombre de touristes américains (- 18 %) et celle, moins forte que prévu, des Japonais (-3%), ont été compensées en nombre par une hausse de fréquentation des touristes européens, notamment en provenance d’Italie, d’Espagne, du Portugal et de Grèce. Cette tendance au développement d’un tourisme de proximité a été constatée partout dans le monde. Les principales nationalités, en nombre d’arrivées, sont les Britanniques, les Allemands puis les Néerlandais.

Les dépenses effectuées par les touristes étrangers en France ont augmenté de 2,4 %, ce qui, compte tenu de l’inflation, se traduit par une stabilité. Comme les années précédentes, la France se situe, en Europe, au deuxième rang, après l’Espagne et avant l’Italie, en termes de recettes touristiques.

S’agissant des déplacements touristiques des Français en France, ils ont augmenté de 4% sur les onze premiers mois de l’année 2002. Tous les espaces touristiques ont profité de cette évolution. Pour la même période, les séjours des Français à l’étranger ont connu une hausse de 7 % qui s’est surtout portée sur des courts séjours ( 18%) et vers des destinations proches, notamment en Europe.

Pour les Français, l’hébergement non marchand a progressé davantage ( 5% de nuitées) que le marchand ( 2%). Avec une augmentation de 18%, la fréquentation des gîtes ruraux et des chambres d’hôtes connaît la plus forte progression au détriment des séjours en clubs et villages de vacances (-13%). La fréquentation de l’hôtellerie de plein air connaît une très légère baisse (-0,7%). Avec un taux d’occupation moyen de 60%, celle de hôtellerie traditionnelle est stable mais diminue de trois points dans les établissements quatre étoiles et quatre étoiles luxe .

Léon Bertrand a par ailleurs indiqué que, dans le secteur Hôtellerie Cafés Restaurants , l’emploi salarié avait augmenté de 3 % entre le troisième trimestre 2001 et le troisième trimestre 2002, soit 0,5 point de plus que pour l’ensemble des services aux particuliers et 2,5 points de plus que pour l’ensemble des secteurs. L’activité des agences de voyages est, quant à elle, marquée par un recul de 1% du chiffre d’affaires cumulé des onze premiers mois de l’année.

En conclusion, M. Bertrand a souligné que la situation du tourisme exige une grande réactivité des pouvoirs publics et des professionnels. Il a indiqué que les mesures engagées depuis sept mois s’inscrivent dans cette logique.

Enfin, il a rappelé qu’un Comité interministériel, qui se réunira avant l’été sous la présidence du Premier ministre, permettra de définir et de mettre en œuvre une stratégie en faveur du tourisme français de nature à consolider encore ses atouts.

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