Conséquence des attentats, polémique autour des JO d'Athènes


Plan des installations
olympiques à Athènes

"La Grèce organisera des Jeux impeccables", a déclaré le ministre de la Culture, Evangelos Pangalos, devant le Parlement grec où on commençait hier l'examen du projet de loi sur les infrastructures des Jeux Olympiques de 2004. "Nous ne serons pas seuls, nous coopérons avec l'ensemble des pays du monde et les organisations concernées", devait-il ajouter un peu plus tard répondant aux feux de l'opposition.

Peu avant l'opposition avait déclaré qu'elle allait voter contre le principe du projet de loi. Les récents attentats terroristes aux Etats-Unis ont été au centre des discussions et ont fondé les critiques sur les aspects sécuritaires des préparatifs grecs. La dispersion des installations complique les tâches de surveillance des installations, estima Fani Petralia, rapporteur de Nea Démocratia, principal parti de l'opposition, qui notait également que tandis que le projet de loi est très pointilleux sur nombre de détails techniques des installations, rien n'est mentionné sur les mesures de sécurité. "De ce point de vue, le projet de loi sur l'Olympiade est préhistorique", devait-elle conclure.

M. Venizelos a répondu qu'avant les JO d'Athènes auront lieu les JO d'hiver sur territoire américain et que la Grèce suivra de très près leur déroulement, de sorte qu'elle puisse réutiliser le savoir-faire acquis. M. Venizelos a averti que "la Démocratie doit l'emporter sur le terrorisme, sans qu'il y ait affrontement idéologique entre les civilisations".

La suite a été moins brillante : "Nous devons opposer notre conception de la civilisation, mais le monde civilisé n'est pas seulement celui de l'Occident", puis s'emportant, il confond le terrorisme interne des mouvements autonomistes au sein des pays occidentaux "l'Angleterre avec les Irlandais, l'Espagne avec l'ETA et la France avec les Corses", avec celui international et autrement plus aveugle des fanatiques islamistes.

De son côté le Parti communiste a profité pour exprimer ses craintes que "la tendance actuelle ne donne pas l'occasion en or à certains de frapper les libertés et les droits des peuples". La Coalition de la gauche, communistes réformateurs, quant à elle appelait le gouvernement à élaborer un plan pour la préservation des JO et à procéder à la création d'un Comité Olympique étendu, avec la participation du Président de la Démocratie, du Premier ministre et des chefs des partis, puisque "l'environnement international pour l'Olympiade de 2004 a changé après l'attaque terroriste aux Etats-Unis".

Le débat s'est poursuivi devant les canaux de la télévision, le Président honoraire de Nea Démocratia et ancien Premier ministre, M. Mitsotakis, estimant sur Mega TV qu'il se pourrait qu'en définitive les JO n'aient pas lieu en Grèce et s'attirant les foudres de M. Reppas, ministre de la Presse et porte-parole du gouvernement, "la dernière chose que nous avons besoin aujourd'hui ce sont des discours de Cassandre".

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