L'ONU échoue à renouer le dialogue à Chypre.

Le conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unis, Alvaro de Soto a échoué hier à convaincre le leader de la communauté turco-musulmane de Chypre, Raouf Denktash à revenir sur la table des discussions à propos de la division de l'île dont le nord est occupé par l'armée turque depuis 1974. Le ministre des Affaires étrangères de Grèce, Georges Papandréou, se trouve également à Nicosie pour définir une ligne commune avec son homologue chypriote, Ioannis Cassoulidès et le Président de Chypre M. Cléridès.

Raouf Denktash à l'issu de sa réunion avec M. de Soto a déclaré que "il n'y avait pas encore de terrain commun pour venir à quelque sorte de négociations que ce soit […] nous ne trouvons pas la reprise des discussions profitable" a-t-il poursuivi avant de conclure qu'il ne donnerait pas son accord pour la date du 12 septembre proposée par l'émissaire de l'ONU. M. Denktash avait déjà refusé de participer en janvier 2001au sixième tour des discussions indirectes avec M. Cléridès sous l'égide de l'ONU, conduisant ainsi les discussions dans l'impasse.

De son côté, Alvaro de Soto qui est dans l'île depuis le 29 août pour préparer le terrain à la reprise des négociations a précisé que "certaines idées ont été remises par l'ONU aux deux parties pour accélérer et intensifier la procédure", mais il a ensuite ajouté que "il y aura besoin de souplesse, des dispositions conciliants et de la volonté politique" pour parvenir à une solution "juste et viable". M. de Soto devrait rencontrer dans la soirée à Paris le coordinateur spécial du State Department pour Chypre, Thomas G. Weston.

Pensant à une éventuelle reprise du dialogue, le ministre des Affaires étrangères de Grèce, Giorgos Papandréou a également fait le déplacement. Malgré l'échec, M. Papandréou s'est déclaré "particulièrement satisfait" (!) précisant toutefois qu'il s'agissait de ses contacts avec le gouvernement chypriote et les forces politiques de l'île : "l'ensemble de nos actions ont comme but le règlement du problème chypriote et l'adhésion régulière de Chypre dans l'Union Européenne".

Au même moment, le Parlement européen procédait au vote d'une résolution constatant les progrès accomplis par Chypre dans le processus d'adhésion par 505 votes pour, 31 contre et 36 abstentions.

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