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Une présence grecque à Venise, conférence de Nicolas Karapidakis

Type d'évènement: 
L'église San Giorgio dei Greci, dans le quartier Castello de Venise
L'église San Giorgio dei Greci, dans le quartier Castello de Venise

« Une présence grecque à Venise. De la chute de Constantinople à la naissance de l’État néo-hellénique », conférence de Nicolas Karapidakis, Université Ionienne, Corfou, dans le cadre des conférences du CERMOM (Centre de recherches Moyen Orient Méditerranée).

Parmi les nombreuses poches de survie inventées par les Grecs après la chute de Constantinople, Venise tient une place éminente. Créée peu après 1453, dans le quartier emblématique de Castello, près de Saint-Marc et du Quai des Esclavons, la communauté grecque de Venise s’est dotée, au XVIe siècle, d’une magnifique église –reconnaissable à son clocher- et de locaux d’une exquise élégance. Cet ensemble, un des lieux les plus visités de la ville, abrite aujourd’hui l’Institut grec d’études byzantines et post-byzantines (Istituto ellenico di Studi Bizantini e Postbizantini di Venezia) ainsi qu’une belle collection d’icônes byzantines.

C’est à travers cet ensemble, actif encore de nos jours, qu’il s’agira de narrer les péripéties culturelles et sociales des Grecs ayant, pour diverses raisons, trouvé refuge auprès de la Sérénissime : imprimeurs humanistes, riches marchands, capitaines, mercenaires professionnels et gens de lettres, ecclésiastiques et étudiants candidats à l’université de Padoue, financiers. Cette société bigarrée a préservé sa culture et son identité grecque et orthodoxe tout en se sentant chez elle dans le cadre vénitien. Après la conquête ottomane de Chypre (1572) et de la Crète (1669), elle n’a pas manqué d’accueillir des nouveaux venus en son sein. Attentive aux événements de la guerre d’indépendance grecque dans les années 1820, elle a représenté, au cours du XIXe siècle, une flamboyante survivance de l’hellénisme.

Ancien élève de l’École nationale des Chartes, Nicolas Karapidakis est professeur d’histoire médiévale et moderne à l’Université Ionienne (Corfou) et président du conseil supérieur des Archives générales de l’Etat à Athènes. Depuis 2012, il dirige la revue littéraire Nea Hestia (fondée en 1927). Dernier ouvrage paru : Le consulat de Venise à Chypre. Documents inédits, 1719-1749, Sources et Études de l’Histoire de Chypre, LXXI, Nicosie, 2013, 768 p.

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