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«On construit ou on revend dix fois plus cher» : dans les îles des Cyclades, la fièvre du béton peut-elle nuire au tourisme ?

Published in Le Figaro on
Les plages fabuleuses de Sarakiniko font notamment la réputation de l'île cycladique de Milos. aerial-drone / stock.adobe.com
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Les plages fabuleuses de Sarakiniko font notamment la réputation de l'île cycladique de Milos. aerial-drone / stock.adobe.com

À Milos, petite île de 5000 habitants, plus de 48 projets d’hôtels sont en cours. Une hérésie pour beaucoup. L’été dernier, Santorin et Mykonos, symboles estivaux du surtourisme en Grèce, ont connu des fréquentations décevantes. Le pays bat malgré tout chaque année des records de fréquentation.

Sur le littoral en pente face à la mer Égée, le vaste chantier ressemble à une plaie béante infligée à la roche volcanique. «Un crime écologique» pour Manolis Mikelis, le maire de Milos, l'île grecque des Cyclades où cet hôtel de luxe a entamé de vastes travaux d'extension. «La singularité géologique de Milos est connue dans le monde entier. Nous ne voulons pas que son identité change», rouspète l'édile.

Villas privées et complexes haut de gamme: tout l'archipel connu pour ses maisons blanchies à la chaux et ses coupoles d'églises bleues est saisi d'une fièvre immobilière portée par le «boom» du tourisme. Mais certains s'alarment d'une expansion erratique qui menace des paysages d'une exceptionnelle beauté et l'identité d'îles au patrimoine multimillénaire.

Le maire de Santorin prend l'initiative

En décembre, plusieurs maires des Cyclades ainsi que du Dodécanèse - qui compte les très touristiques îles de Rhodes et de Kos - ont lancé l'alerte. «L'existence même de nos îles est menacée», ont…

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