Au pied du mont Parnès, l'une des trois collines surplombant Athènes, la pinède verdoyante de Varympopi a été réduite en cendres. Des villas luxueuses, des logements plus modestes, des écuries, des pépinières, des écoles ont été calcinés par deux feux successifs survenus dans le courant de la semaine. L'air est chargé de particules épaisses qui donnent au ciel athénien, habituellement lumineux, une couleur grisâtre.
A quelques pas de la résidence d'été de la famille royale grecque, le palais de Tatoï, Fotis Katsios erre, perdu et désespéré, devant sa maison carbonisée, recouverte de suie. Depuis une cinquantaine d'années, il habitait avec sa femme ce logement coquet qui disposait d'une terrasse avec une pergola fleurie et d'un poulailler. Les poules n'ont pas survécu et son chien s'est échappé, effrayé, lors de l'évacuation des lieux, mardi soir. Le bénévole d'une...