Erdogan passe sous silence les achats d’armes d’Athènes

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Repli tactique? Le président turc s'est contenté de ramener au port son bateau de prospection gazière.

Correspondante à Istanbul

«Ne cherchez pas querelle au peuple turc, ne cherchez pas querelle à la Turquie!» Samedi 12 septembre, quelques heures avant l'officialisation de la commande de Rafale par la Grèce, c'est un Erdogan menaçant qui tançait une fois de plus Emmanuel Macron lors d'une allocution télévisée. Depuis, un silence inhabituel plane sur le palais d'Ankara. Ni communiqué de presse. Ni réaction enflammée. Seul un geste symbolique: celui du retour dans le port d'Antalya du navire de forage Oruç Reis déployé par la Turquie dans une zone disputée de la Méditerranée orientale. «Une étape pour donner sa chance à la diplomatie», avance le journal progouvernemental Yeni Safak. Voilà pourtant plusieurs semaines qu'Athènes et Ankara se livraient un inquiétant duel en mer, à renfort de discours martiaux et de provocations militaires.

Faut-il voir dans le soudain silence d'Ankara un signe de repli sous la pression ou, a contrario, une façon de minimiser l'impact de cette vente? «L...

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