Entre la Grèce et la Turquie, gare aux «somnambules»

Dans un livre intitulé Les somnambules, l'historien Christopher Clark raconte comment, en 1914, les puissances européennes se sont laissées entraîner dans la guerre, sans l'avoir voulu, par le jeu des solidarités entre alliés et la défense des grands principes.

Nous n'en sommes heureusement pas là, mais la crise entre la Grèce et la Turquie ne laisse pas d'inquiéter. La querelle entre ces deux vieilles nations ne date pas d'aujourd'hui. Des problèmes, comme les délimitations maritimes ou le statut de Chypre, sont restés en suspens depuis trop longtemps et se réactivent avec la découverte de ressources gazières. Face aux dangers d'une telle situation, la seule attitude responsable est de tout faire pour éviter l'escalade et de pousser (même fort) les acteurs à s'asseoir à la table de négociation.

Ce n'est malheureusement pas l'option choisie par la France, qui a...

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le quotidien l'opinion publie le 14 septembre un article intitulé " entre la Gréce et la Turquie gare aux somnanbules". Comme l'a très bien expliqué O.Delorme dans le magazine Marianne, repris par France info, tout ceci n'est pas nouveau, et date de 1975, date à laquelle, la Turquie a réalisé des prospections dans les eaux du  plateau continental Grec. Les premiers ministres d'alors, Karamanlis et Demirel  avaient convenu de recourir à l'arbitrage de la cour de jusitice internationale de la Haye, règlement d'ailleurs recommandé par le conseil de sécurité de l'ONU. Si la Grèce a toujours souhaité un tel règlement tel n'est pas le cas de la turquie qui l'a aussitot renié. Par ailleurs la turquie n'est pas signataire de la convention internationale de Montégo Bay et aujourd'hui, son "président" Erdogan souhaite remettre en cause les traités de Paris et Lausanne ( 1923/1947), ce qui lui permet d'étendre de manière illimitée ses prétentions. Pour finir, en 1974 la Turquie a envahi Chypre et l'occupe toujours. Dans ces conditions, comment peut on espérer que la raison l'emporte à la table des négociations quand votre interlocuteur n'écoute que sa propre parole , viole chaque jour l'espace aérien et maritime Grec. Je pose une question à ce quotidien : et si l'italie revendiquait la corse qui se trouve plus près de sa cote qu'elle ne l'est des cotes Françaises, doit on s'assoir et négocier ?

un peu de sérieux et de respect Messieurs, la Grèce est un état souverain et je ne vois pas pourquoi elle cèderait une ou plusieurs iles pour calmer le voisin Turc.

d'autres part , sur le rôle de la France , il est conforme à l'article 42 alinéa 7 qui indique " au cas où, un état membre  serait l'objet d'une agression armée sur son territoire, les autres états membres lui doivent aide et  assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément à l'article 51 de la charte des Nations Unies. on ne peut aujourd'hui que regretter le manque d'implication de l'Europe et surtout l'attitude de l'Allemagne ( qui ne dit mot conscent). Il est peut-être temps, aussi, de libérer Chypre de l'occupation turque.

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