A Athènes, la détresse des réfugiés en voie d’expulsion de leurs appartements

« Vous êtes désormais responsables de votre vie, vous devez quitter l'appartement dont vous avez bénéficié durant votre demande d'asile. » Ces mots raisonnent encore cruellement dans la tête de Mohamed Al-Rifaie, un Syrien de 19 ans qui vit avec sa mère et son frère aîné dans un deux-pièces d'un quartier populaire du port du Pirée.

Le 1er juin, l'ONG Nostos qui leur avait attribué le logement dans le cadre du programme d'hébergement Estia géré par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) et financé par la Commission européenne, leur a ordonné de quitter les lieux. Ils avaient déjà reçu un avertissement quinze jours auparavant. « L'ONG nous a prévenus que la police pourrait désormais venir nous déloger. Mais nous n'avons aucune alternative, nous leur avons expliqué que nous ne pouvions pas nous retrouver à la rue, surtout en raison des problèmes de santé de mon frère », constate anxieux Mohamed.

Son frère Ahmad, 25 ans, a subi une opération du cerveau à son arrivée en Grèce il y a trois ans et doit être suivi régulièrement à l'hôpital. L'ONG, qui les emmène habituellement chez les médecins, a arrêté de s'occuper de leur situation. Leur...

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