Frontière gréco-turque : les tensions se multiplient autour de l'Evros et de la mer Egée

En février, la Turquie avait ouvert sa frontière et poussé environ 10 000 personnes à traverser le fleuve pour entrer en Europe. Un scénario qui menace de se répéter. (Ici, des migrants à la frontière entre la Grèce et la Turquie, à Pazarkule.)

En février, la Turquie avait ouvert sa frontière et poussé environ 10 000 personnes à traverser le fleuve pour entrer en Europe. Un scénario qui menace de se répéter. (Ici, des migrants à la frontière entre la Grèce et la Turquie, à Pazarkule.)

Un litige autour du tracé du fleuve Evros réveille les antagonismes entre Ankara et Athènes. Avec, en outre, une rivalité territoriale sur des projets gaziers offshore.

L'Evros, qui sépare la Grèce et la Turquie, est un fleuve capricieux. Son lit, qui se déplace en fonction de son débit, nourrit un litige frontalier entre les deux voisins. Fin mai, le gouvernement turc a indiqué que, depuis le tracé du cours d'eau établi en 1926, celui-ci "avait évolué significativement, pour des raisons à la fois naturelles et artificielles". Une équipe de géomètres dépêchée par Ankara est allée vérifier sur place, entraînant un renforcement des troupes postées sur les deux rives, et un nouveau regain de tensions diplomatiques.  

Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, a accusé la Turquie de tenter de "militariser le différend". Et Athènes dit maintenir son projet de renforcer la clôture de séparation qui longe le fleuve pour faire obstacle à un éventuel nouvel afflux de migrants. En février, juste avant la pandémie de Covid-19, la Turquie avait ouvert sa...

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