En Grèce, les migrants dans des camps "épouvantables et potentiels foyers de transmission"

Le camp de migrants de Moria sur l'île grecque de Lesbos le 19 mars 2019

Le camp de migrants de Moria sur l'île grecque de Lesbos le 19 mars 2019

Le Grêce vient d'annuler le transfert sur le continent de migrants parqués sur l'île de Lesbos. La situation devient critique, alerte le diplomate Jean Ziegler.

Depuis le mois de mars, ils vivent confinés dans des camps, sur une poignée d'îles de la mer Égée en raison de l'épidémie de Covid-19. Cette mesure devait prendre fin ce lundi 11 mai. Le ministre grec de l'immigration vient pourtant d'annoncer, dimanche dernier, qu'il prolongeait jusqu'au 21 mai le confinement des dizaines de milliers de migrants qui vivent dans ces casemates surpeuplées. Pourquoi ce report ? En raison du risque sanitaire : les autorités craignent l'arrivée de ces réfugiés en Grèce continentale. Et ce, même si elles n'ont, jusqu'à présent, enregistré aucun cas de contamination dans les camps de migrants. 

Mais il y a urgence : près de 37 000 réfugiés vivent en effet dans des installations prévues pour 6200 personnes. Surnommé "la jungle", le camp de Moria, sur l'île de Lesbos, en abrite 20 000 - plus de six fois sa capacité. Un vrai casse-tête pour le Premier ministre conservateur...

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