Stéphane Ratti: «Comment Byzance se releva de la peste»

L'historien de l'Antiquité tardive* raconte combien Byzance, durement éprouvée par la peste au VIe siècle,retrouva ensuite un rôle politique, économique et intellectuel éminent pendant plusieurs siècles. Les civilisations peuvent connaître un nouvel essor en réaction aux pandémies les plus cruelles, démontre l'érudit.

Il y eut en ces temps-là une maladie contagieuse, qui manqua de peu d'emporter la totalité du genre humain». C'est par ces mots terribles que l'historien byzantin du VIe siècle Procope entame un tableau apocalyptique de la peste de 541, dite peste de Justinien du nom de l'empereur de Constantinople dont le long et riche règne courut de 527 à 565.

Ce fut une peste authentique et non une épidémie de variole: les symptômes crûment décrits par Procope ne laissent pas de place au doute: «Il paraissait un charbon à la cuisse, ou à la hanche, et quelquefois sous l'aisselle, ou à l'oreille. Voilà ce qui arrivait presqu'à tous ceux qui étaient surpris de ce mal» écrit-il.

Tout commença à Péluse, dansles bouches du Nil, en Égypte, et la pandémie, importée d'Abyssinie, connut, selon les spécialistes d'histoire épidémiologique, au moins...

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