La Grèce veut rapatrier ses «cerveaux»

Le gouvernement grec de Kyriakos Mitsotakis (photo), arrivé au pouvoir en juillet 2019, lance son programme, nommé «Brain gain». POOL/AFP

Le gouvernement grec de Kyriakos Mitsotakis (photo), arrivé au pouvoir en juillet 2019, lance son programme, nommé «Brain gain». POOL/AFP

À en croire les statistiques officielles, plus de 500.000 Grecs ont quitté le pays entre 2012 et 2018 à cause de la crise économique. Le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis les incite désormais à rentrer au pays.

En grec ancien, Nostos, signifie mélancolie, ou nostalgie du pays. Un terme homérique utilisé dans l'Iliade pour décrire le désir absolu d'Ulysse de retrouver Ithaque, son île, après une odyssée épique. C'est justement ce «nostos» qui taraudait Andréas Pallidis. Après dix ans passés à l'étranger, ce jeune Grec a récemment décidé de rentrer au pays, coûte que coûte.

Le gouvernement grec de Kyriakos Mitsotakis, arrivé au pouvoir en juillet 2019, compte bien surfer sur cette fibre patriotique pour lancer son programme, nommé «Brain gain». Il compte rapatrier 500 000 «cerveaux» et s'en donne les moyens.

La Grèce est, en effet, sortie en août 2018 des plans de rigueur imposés par l'UE et le FMI. Depuis, les chiffres macroéconomiques (croissance, exportations) sont dans le vert et le chômage baisse, même si la paupérisation est telle qu'un quart de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté. En 2010, quand la crise économique a...

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