La Grèce demande plus de liberté pour gérer ses excédents primaires

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a souhaité jeudi que son pays, qui se rétablit tout juste d'une crise économique de dix ans, ait plus de liberté pour gérer ses excédents primaires annuels. «Si nous réalisons de meilleurs résultats une année, cela devrait compter pour l'année suivante», a déclaré Kyriakos Mitsotakis au Forum mondial économique de Davos, en Suisse.

«Nous n'avons pas de mécanisme d'alignement pour nos excédents primaires. Donc si nous avons un excédent primaire plus important que ce qui était prévu comme ce sera le cas pour 2019, il n'y a aucun moyen de le reporter sur l'année suivante», a-t-il précisé. «Cela n'a pas de sens. Dans ce cas, mon intérêt est de dépenser (cet excédent) à la fin de l'année. Ce n'est pas une politique fiscale sérieuse», a poursuivi le Premier ministre grec.

Malgré la fin des plans d'assistance financière entre Athènes et ses créanciers en août 2018, la Grèce est toujours tenue de respecter un excédent budgétaire primaire (hors charges de la dette) de 3,5% de son PIB jusqu'en 2022 et une croissance moyenne de 2,2% à horizon 2060. Le budget d'Etat grec de 2020 prévoit un excédent juste...

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