Symbole d’une ère post-crise, le bureau du FMI, à Athènes, va fermer

Le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, et la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, au siège de l’institution, à Washington, le 7 janvier. STEPHEN JAFFE / AFP

Le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, et la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, au siège de l’institution, à Washington, le 7 janvier. STEPHEN JAFFE / AFP

Ouvert au début de la crise économique, en 2010, le bureau du Fonds monétaire international (FMI), à Athènes, incarnait, aux yeux des Grecs, l'ingérence des créanciers du pays (Union européenne, FMI) dans les politiques économiques des gouvernements successifs. Sa fermeture, dix ans après le début d'une crise sans précédent, qui a fait perdre à la Grèce 25 % de son produit intérieur brut (PIB), « est un symbole politique fort », selon Christopher Dembik, responsable de recherche économique pour le groupedanois Saxo Bank.

En dix ans, la Grèce a bénéficié de trois prêts internationaux de plus de 300 milliards d'euros au total et d'une restructuration de sa dette, mais a dû, en contrepartie, mettre en place une politique d'austérité, qui a appauvri une grande partie de la population grecque et fait exploser le chômage.

Hausse de 2,3 % du PIB en 2020

Depuis la fin du dernier plan d'assistance financière, en août 2018, la Grèce se relève doucement de la récession : la croissance est de retour, la Commission européenne prévoit une hausse de 2,3 % du PIB en 2020, le taux de chômage continue de reculer (il est passé de 28 %, au pic de la crise, en 2013...

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