Le gazoduc EastMed, la réponse d’Athènes aux ambitions d’Ankara dans la région

Le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a rencontré Benyamin Nétanyahou ce jeudi, à Athènes, pour lancer le projet de gazoduc EastMed. ARIS MESSINIS/AFP

Le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a rencontré Benyamin Nétanyahou ce jeudi, à Athènes, pour lancer le projet de gazoduc EastMed. ARIS MESSINIS/AFP

Les dirigeants israélien, chypriote et grec ont signé un accord de construction du gazoduc EastMed, présenté comme une importante source d'approvisionnement énergétique à destination de l'Europe.

À Athènes

Les sourires de circonstances, et les poignées de main enthousiastes entre Benyamin Nétanyahou, Nicos Anastasiades, et Kyriakos Mitsotakis, lors de la signature de l'accord de construction du gazoduc EastMed, jeudi à Athènes, revêtaient un double sens. Tout d'abord, sur le plan énergétique, les premiers ministres grec et israélien et le président chypriote, ont lancé un projet ambitieux de gazoduc qui devra acheminer de l'énergie depuis Israël, vers Chypre, la Crète, et le Péloponnèse.

Évalué entre 6 et 7 milliards d'euros, il se déploiera, dans un premier temps, sur 1 872 km puis s'étendra, dans un deuxième temps, à l'Italie - d'où le soutien du gouvernement de Giuseppe Conte au projet -, et ensuite englobera l'Europe du Sud. EastMed deviendra à terme, le plus grand gazoduc sous-marin au monde, mais aussi le plus profond, avec des tuyaux qui seront installés à plus de 3000 mètres sous mer. Mais si le rendement économique de cette infrastructure...

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