Après dix ans de crise, la Grèce « peine à se relever »

Dans les ruelles pittoresques de Plaka, autour de la colline de l'Acropole, Maria Theodorakopoulou déambule avec un groupe de touristes. La trentenaire a retrouvé le sourire. Après avoir cumulé les petits boulots et les contrats courts durant neuf ans de crise, l'archéologue de formation est devenue guide touristique. « Je ne chôme pas. Même en octobre, censé être le début de la basse saison en Grèce, j'enchaîne les visites avec des touristes européens et américains », se réjouit-elle.

Même enthousiasme chez Vangelis, chauffeur de taxi : « Pendant la crise, nous pouvions attendre pendant des heures sur des places centrales d'Athènes et ne pas avoir un client. Désormais, je suis appelé par les touristes grâce à des applications, et même les Grecs reprennent le taxi ! »

Avec 32 millions de visiteurs en 2018 (pour 11 millions d'habitants), le tourisme a stimulé tous les pans de l'économie grecque. Le secteur et ses 988 000 emplois embauche près d'un quart des travailleurs en Grèce et représente plus de 20 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. A Athènes, les nouveaux hôtels ne cessent de voir le jour, les panneaux « à louer » ou « à vendre »...

Explorez...

Ajouter un commentaire