De Tsipras à Mitsotakis, la Grèce est loin, très loin d’être tirée d’affaire

FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'économiste David Cayla dresse le bilan mitigé d'Alexis Tsipras, qui a déçu selon lui les espoirs de la gauche. Il analyse les défis qui attendent le nouveau Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, pour tenter de redresser un pays noyé dans la crise.

David Cayla est économiste, maître de conférences à l'université d'Angers. Il est l'auteur, avec Coralie Delaume, de La Fin de l'Union européenne (Michalon, 2017), et son dernier ouvrage s'intitule L'économie du réel (De Boeck supérieur, 2018).

FIGAROVOX.- La «chute» d'Alexis Tsipras en Grèce marque-t-elle selon vous l'échec des populismes de gauche?

David CAYLA.- En janvier 2015, Alexis Tsipras s'était fait élire sur le projet de rompre avec les plans d'austérité qui se succédaient depuis 2009. Au moment de son arrivée au pouvoir, la Grèce était sous une stricte tutelle de ses créanciers, ce qui en faisait un pays supervisé par l'étranger. C'est en dénonçant cette humiliation nationale que Syriza, une coalition de partis d'extrême gauche, est parvenue à s'imposer au pouvoir, face aux deux grands partis traditionnels, les conservateurs de la Nouvelle démocratie et les sociodémocrates du...

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