Grèce: la rancœur d’une classe moyenne disparue

REPORTAGE - Déçue par les promesses et les engagements non tenus du gouvernement d'Alexis Tsipras, la «génération 700 euros» ne votera pas pour Syriza lors des élections législatives anticipées dimanche.

Envoyée spéciale à Athènes

Dans le métro qui mène à Cholargos, dans le nord-est d'Athènes, les sièges et les vitres sont recouverts d'affiches de campagne de Syriza. Certains, arrachés, ne laissent plus deviner que les yeux du premier ministre sortant, Alexis Tsipras. À quelques heures des législatives anticipées de dimanche, son parti a perdu de sa superbe. Et suscite, au mieux de la déception, au pire une haine non dissimulée, mêlée à l'amertume prégnante face à la crise et à ses stigmates.

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De passage pour quelques jours chez ses parents, Manolis Kteniadakis a fait le voyage depuis Düsseldorf où il vit depuis un an pour valider son diplôme en management du sport à l'université d'Athènes, et pour voter. Comme 36 % des électeurs en 2015, il a cru en Syriza, mais on ne l'y reprendra plus. «Nous étions beaucoup à penser qu'ils mettraient en œuvre des politiques...

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