Quatre ans après la crise migratoire, le "fardeau" reste lourd pour Lesbos

Ile de Lesbos (Grèce) - A Lesbos, principale porte d'entrée en Europe au pic de la crise migratoire en 2015, les embarcations chargées d'exilés recommencent à arriver presque quotidiennement sur une île surpeuplée où tous sont las d'une situation qui s'enlise.

Sur une mer Egée agitée, les garde-côtes grecs sillonnent inlassablement la ligne de frontière avec la Turquie, à la recherche de migrants qui iront ensuite gonfler la population du camp de Moria à Lesbos, le plus important d'Europe avec encore 5.000 personnes aujourd'hui, le double de sa capacité. 

En 2015, "ils arrivaient par milliers jour et nuit, nous voyions des petits points partout sur nos radars", et souvent "il fallait décider à quel bateau porter secours sur les huit qu'on détectait en même temps", explique à l'AFP l'ingénieur Georgios Manousos, à bord du patrouilleur FPB618. 

"Chaque bateau est un naufrage potentiel", témoigne-t-il, encore hanté par les images des enfants qu'il extirpait des flots. Avec l'accalmie des arrivées en 2017 et 2018, "il n'y a plus...

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