La hausse du SMIC inquiète les créanciers de la Grèce

La hausse du salaire minimum au 1er février va altérer la compétitivité du pays. Le Premier ministre, Alexis Tsipras, en fait un levier politique pour les élections de l'automne.

Cette fois, Alexis Tsipras n'a pas demandé l'autorisation de ses créanciers. Quelques jours après le départ des experts de la troïka européenne, venus à Athènes fin janvier ausculter l'économie grecque après sa sortie du programme financier, il a décidé de revenir sur la mesure la plus impopulaire de cette décennie d'austérité. Le Premier ministre grec a décidé d' augmenter dès le 1er février le salaire minimum de 11 % , de 586 euros à 650 euros, compensant la moitié de l'amputation de 22 % réalisée  en février 2012 par le gouvernement de coalition de Lucas Papademos sous la pression du FMI et des partenaires européens de la Grèce.

Alexis Tsipras supprime également le SMIC jeune qui avait été ramené à 510 euros. Les moins de 25 ans bénéficieront à nouveau du SMIC de base. Au total, 800.000 Grecs devraient profiter de cette mesure. « Un acte de justice », selon la ministre du Travail, Effie Achtsioglou : « Nous restaurons une partie de ce dont les politiques d'austérité ont...

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