Après huit années d’austérité, la Grèce desserre l’étau social

Le Parlement a voté un budget avec 900 millions d'euros d'aides pour une population qui a perdu entre 30 % et 40 % de ses revenus.

Près de la place Omonia, un des quartiers les plus dégradés d’Athènes et le plus touché par la crise économique depuis huit ans, une longue file d’attente s’agglutine devant un centre social inauguré par la mairie. Quelque 325 bureaux de ce type ont été ouverts, en 2018, dans toute la Grèce pour permettre aux citoyens de se renseigner sur les allocations auxquelles ils ont droit, pour enregistrer leurs demandes et prendre contact avec des assistants sociaux.

Kostas, 32 ans (qui a souhaité garder l’anonymat), sort de quatre ans de chômage, mais, pour la première fois, cette année, il a retrouvé des contrats courts dans le BTP. « De mois en mois, ma situation s’améliore. Le secteur du bâtiment reprend tout doucement, et je commence à retrouver du travail, même si je suis souvent payé avec trois mois de retard ! », constate-t-il, amer.

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