La 6e biennale d'Athènes retrace « les plaies » de la crise

La manifestation coïncide avec la fin des troubles économiques : une occasion pour les artistes contemporains de raconter leur empreinte sur la société.

«Le pays est sorti de la récession mais pas les Grecs», résume Poka-Yio, directeur de la 6e biennale d'Athènes, qui se déroule dans quatre bâtiments délabrés par la crise et rénovés pour l'exposition. L'hôtel Esperia Palace, fermé pour cause financière, ou l'ex-siège d'une caisse de sécurité sociale, supprimée après une réforme des retraites, figurent parmi ces bâtiments où performances, art vidéo ou installations auront lieu jusqu'au 9 décembre, rassemblant une centaine d'artistes et théoriciens d'art du monde entier. Il s'agit «de bâtiments emblématiques qui reflètent les plaies de la ville», a souligné lors d'une conférence de presse Efi Ahtsioglou, la ministre de l'Emploi.

« Le pays est sorti de la récession mais pas les Grecs »

Poka-Yio, directeur de la biennale d'Athènes 2018

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