La Grèce n'est plus sous perfusion

Pour l'entourage du premier ministre Alexis Tsipras, «un nouvel horizon se profile pour la société». À quel prix? © Matt Cardy/Getty Images

«Vous croyez vraiment que c'est un nouveau jour pour la Grèce?» interroge, ironique, Lia Papaioanou. Serveuse dans un café à Nauplie, une station balnéaire du Péloponnèse, elle sait que ce 20 août marque officiellement «une rupture pour le pays»: la Grèce est «sortie des mémorandums», les accords de prêts signés pour éviter le défaut de paiement en échange de l'application de réformes structurelles (baisses des dépenses publiques, coupes des retraites et des salaires, hausses des taxes, privatisations…).

Depuis huit ans, les hommes de la troïka, représentant les créanciers d'Athènes que sont l'Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), débarquaient en terre hellène pour s'assurer de la bonne mise en pratique des mesures qu'ils avaient eux-mêmes édictées. Pour Lia, «le résultat est une catastrophe». A 24 ans, elle a vécu un tiers de sa vie sous cette tutelle, dans un pays en crise. Pourtant «avant, il y avait de l'espoir», veut croire cette travailleuse saisonnière. Un touriste la hèle. «Un Hollandais; il a acheté une maison là-bas», déclare-t-elle en désignant un ensemble de maisons modernes aux larges baies vitrées...

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