En Grèce, les néonazis d'Aube dorée multiplient les attaques violentes

Un membre du parti néonazi Aube dorée, début février à Athènes, pour les commémorations de la mort de 3 militaires grecs en 1996 lors d'affrontements avec la Turquie.

Un membre du parti néonazi Aube dorée, début février à Athènes, pour les commémorations de la mort de 3 militaires grecs en 1996 lors d'affrontements avec la Turquie.

En Grèce, les néonazis d'Aube dorée sont bien décidés à occuper le terrain par la violence. Et ce, alors que 70 députés, élus locaux et autres cadres du parti sont en procès depuis bientôt trois ans. Dimanche, un groupe de ses affidés a ainsi perpétré une première attaque en fin d'après-midi contre le centre social Favela dans le port du Pirée, près d'Athènes. «Nous avons été attaqués par des membres masqués du groupe Aube dorée, armés de barre de fer et de fusées éclairantes», déclare l'association antifasciste sur sa page Facebook. Cinq personnes ont été blessées et deux, hospitalisées. Peu après, une seconde descente a eu lieu dans un squat du centre d'Athènes. Les néonazis ont tenté de l'incendier, sans y parvenir.

Les lieux ciblés ne doivent rien au hasard. Aube Dorée dénonce sans cesse l'hébergement des migrants et réfugiés dans les squats. Au Pirée, Favela avait déjà été visé par les fascistes en août. Quatre personnes ont alors été arrêtées. Lors des perquisitions à leurs domiciles, la police a trouvé des affiches contenant de la propagande néonazie ainsi que des armes d'entraînement.

Mais cette fois, parmi les blessés de Favela, il y avait une...

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