Le Venezuela pleure, la Grèce sourit

Mardi, le Venezuela de Nicolás Maduro a été déclaré en défaut partiel par l'agence de notation S&P. De son côté, Alexis Tsipras a annoncé pour 2017 un excédent primaire grec de 1,4 milliard d'euros.  © AFP PHOTO - Sergei GAPON / Aris Oikonomou

Mardi, le Venezuela de Nicolás Maduro a été déclaré en défaut partiel par l'agence de notation S&P. De son côté, Alexis Tsipras a annoncé pour 2017 un excédent primaire grec de 1,4 milliard d'euros.  © AFP PHOTO - Sergei GAPON / Aris Oikonomou

Dans la descente aux enfers de la pauvreté, après avoir emprunté aux amis ou aux parents, vendu tout le vendable, fait de la cavalerie et jonglé avec les cartes de crédit, arrive le moment de la première traite impayée ou du premier chèque en bois. Il en est des pays comme des individus. Disposant des réserves pétrolières parmi les plus importantes au monde - 1 360 milliards de barils -, le Venezuela a été déclaré en défaut partiel par l'agence de notation S&P Global Ratings pour son incapacité à honorer le remboursement de deux obligations d'un montant total de 200 millions de dollars. Avec une dette extérieure estimée à 150 milliards de dollars, Caracas ne dispose plus que de 9,7 milliards de réserves et doit rembourser 1,47 milliard d'ici la fin de l'année et 8 milliards en 2018.

La dégringolade du cours du pétrole à partir de 2014 a porté un coup fatal à l'économie vénézuélienne, artificiellement dopée par la rente pétrolière. Car depuis 1922, date du début de l'exploitation du pétrole, le Venezuela est devenu au fil des décennies de plus en plus dépendant de l'or noir. Ainsi, les cours du pétrole ne cessant de monter, le pays était devenu le plus riche d'Amérique...

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