Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, va devoir convaincre l'Allemagne qu'un allègement significatif de la dette de son pays est nécessaire. © AFP/ STEPHANE DE SAKUTIN
« Nous ne soumettrons jamais notre peuple aux béni-oui-oui de ceux qui veulent voir la Grèce endosser l'austérité pour les années à venir. » Ce tweet envoyé le 17 décembre par le Premier ministre grec Alexis Tsipras donne une petite idée du regain de tensions à l'oeuvre entre la Grèce, ses partenaires de la zone euro et le FMI. Il y a quelques jours, un député de Syriza, le principal parti de la coalition au pouvoir, a même confié que le leader de la gauche radicale n'excluait plus un nouveau référendum, comme celui qui avait failli mener à la sortie du pays de la zone euro en 2015.
We will never surrender our people, to the «yes-men» of those who want Greece in the straightjacket of austerity for many years ahead.
— Alexis Tsipras (@tsipras_eu) 17 décembre 2016
« La deuxième revue » en suspens
L'application du troisième plan d'aide de 86 milliards d'euros à Athènes décidé in extremis à l'été 2015 est menacée, malgré la première année de croissance positive enregistrée en 2016 depuis... 2007. Les Européens constatent tous les jours la réticence grandissante des Grecs à se plier aux conditions drastiques...