Yanis Varoufakis : "Nous avons trahi la grande majorité du peuple grec !"

Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances (Maxime Gyselinck pour l'Obs)

Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances (Maxime Gyselinck pour l'Obs)

C'est un homme souriant, en apparence apaisé, qui nous accueille dans sa résidence secondaire sur l'île d'Egine. Sa femme, Danaé, et un ami proche sont assis sur la terrasse qui donne sur la mer. Propos recueillis à Athènes par Pavlos Kapantais.

Vous vous êtes opposé à la décision d'Alexis Tsipras, le 13 juillet, d'accéder aux demandes des créanciers. Pourrions-nous vous voir sur les listes électorales d'un autre parti lors des prochaines élections ?

Yanis Varoufakis : Si les élections anticipées débouchent sur un gouvernement et un parti qui auront reçu un mandat populaire pour appliquer l'accord du 13 juillet, je ne pourrai évidemment pas en faire partie. Alexis Tsipras est rentré du sommet européen du 12 juillet, où nous avons assisté de fait à la capitulation du pays, en expliquant son positionnement. Celui-ci reposait, selon lui, sur un grave dilemme : soit on acceptait ce programme non viable, soit le plan Schäuble [le ministre allemand des Finances, NDLR] de "défenestration" de la Grèce de la zone euro était mis en action. C'est là que commence ma principale objection : je ne crois pas que le...

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