L'ex-ministre des finances grec, Varoufakis, dit avoir défendu une ligne trop dure pour Tsipras

L'ex-ministre des finances grec, Yanis Varoufakis (à droite), et son successeur, Euclide Tsakalotos, au Parlement d'Athènes le 9 juillet.

L'ex-ministre des finances grec, Yanis Varoufakis (à droite), et son successeur, Euclide Tsakalotos, au Parlement d'Athènes le 9 juillet.

L'ancien ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, a révélé, dans un entretien publié lundi 13 juillet par le magazine britannique New Statesman, avoir démissionné, au lendemain du référendum du 5 juillet, après avoir été mis en minorité par deux voix contre quatre lors d'une réunion de cabinet. Il prônait une ligne dure face à la BCE après la fermeture des banques grecques.

L'économiste, qui assurait avant le référendum qu'il démissionnerait en cas de victoire du oui, avait assez inexplicablement démissionné au lendemain de la victoire à 61,1 % du non. Officiellement, il avait jeté l'éponge parce que les créanciers ne l'aimaient pas et que le premier ministre, Alexis Tsipras, jugeait son départ « utile » pour un accord.

Faire peur pour obtenir un meilleur accord des créanciers

Les banques grecques sont fermées depuis le 29 juin, pour éviter une hémorragie de l'épargne, alors que la Banque centrale européenne a cessé d'ajuster le plafond de son aide d'urgence à ces établissements. M. Varoufakis, persuadé d'avance que cette situation « voulue par la BCE pour sceller un accord » allait se produire, avait prévu « un...

Explorez...

Ajouter un commentaire