Hollande évite d'en faire trop sur la Grèce, mais savoure l'instant

Ne pas trop donner dans l'auto-congratulation. Car cet accord fut long et laborieux, son élaboration a tendu l'axe Paris-Berlin, et son issue imposera à la Grèce une cure d'austérité dont François Hollande peut difficilement s'extasier, lui qui ne reconnaît même pas mener une politique de rigueur dans son propre pays. Mais, pour autant, souligner le moment. Et ne pas se laisser marcher sur les pieds ni rudoyer par quiconque, a fortiori pas par Nicolas Sarkozy. Telles ont été les axes subliminaux de la communication de l'Elysée, lundi.

"Un grand président de la République"

Ainsi, si le chef de l'Etat français a salué "une décision à bien des égards historique", et jugé qu'il était du "devoir" de la France d'avoir ?uvré à "trouver un bon chemin pour l'Europe", il a laissé à d'autres le soin de faire ses louanges. Manuel Valls a donc dit sa "fierté" de travailler aux côtés d'"un grand président de la République", à la "méthode" s i "intelligente" et si "fine". Et l'armada des barons socialistes a encensé la "ténacité", le "poids", le "savoir-faire diplomatique" et la "détermination" de François Hollande. Quant à la minimisation des tensions franco-allemandes, s'en...

Explorez...

Ajouter un commentaire