Les Grecs craignent d'être à court d'argent

Des Grecs font la queue à un distributeur de billets, mardi à Athènes. Crédits photo : ARIS MESSINIS/AFP

Des Grecs font la queue à un distributeur de billets, mardi à Athènes. Crédits photo : ARIS MESSINIS/AFP

Les longues files d'attente devant les distributeurs de billets à Athènes - où les retraits sont plafonnés à 60 euros par jour - ne constituent que la partie émergée de l'iceberg financier qui a frappé la population de la Grèce depuis son défaut de paiement le 30 juin 2015.

Une économie moderne fonctionne sur la confiance. Comme les Grecs n'ont plus confiance dans la personne morale normalement la plus fiable - à savoir l'État -, plus personne ne fait plus confiance à personne. Pour les individus et les petites entreprises, les moyens de paiement autres que le cash ou que le troc ont quasiment disparu.

Giorgos Avelas, 49 ans, est éleveur de chèvres à Samarina, dans les montagnes de Grevena, au nord de la Grèce, à cinquante kilomètres à l'ouest du mont Olympe. Son troupeau est de plus de mille bêtes, en comptant les brebis et les agneaux. Marié, une ...

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