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L'Europe prête à dire «non» à la Grèce

Publié dans Le Figaro le
Malgré les ultimes réticences de la France, les pays de l'euro vont présenter la facture à Alexis Tsipras, sous la forme d'un choix politiquement impossible. Crédits photo : ANDREA BONETTI/AFP
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Malgré les ultimes réticences de la France, les pays de l'euro vont présenter la facture à Alexis Tsipras, sous la forme d'un choix politiquement impossible. Crédits photo : ANDREA BONETTI/AFP

La victoire du non a un prix et il s'annonce élevé pour onze millions de Grecs. Malgré les ultimes réticences de la France, les pays de l'euro vont présenter la facture à Alexis Tsipras, sous la forme d'un choix politiquement impossible: soit il souscrit au plan de rigueur que le référendum vient précisément de rejeter à plus de 60 %, soit la porte est grande ouverte vers le chaos et la sortie de la monnaie commune.

En prélude aux heures dramatiques du sommet de l'Euro ce mardi soir, l'atmosphère a brutalement basculé. À Bruxelles, les «durs» sont à la man?uvre, les «conciliants» en retrait. Le commissaire Pierre Moscovici, très porté aux micros jusqu'à dimanche, semble désormais s'astreindre au silence. C'est son mentor, le vice-président letton Valdis Dombrovskis, qui monte au créneau et donne le ton: «La Grèce reste en Europe», dit-il, oubliant délibérément d'ajouter «et dans la zone euro» - ce qui était jusqu'ici le mantra de la commission Juncker. Le chef de l'exécutif européen, lui-même ulcéré par les faux-semblants du chef de Syriza, donnera le coup d'envoi de la journée fatidique, avec un discours que son entourage décrit par avance comme très déterminé.

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