La Grèce va-t-elle partir avec la planche à billets ?

Tant que nul ne doute de la monnaie, une créance de papier peut être considérée comme ayant une valeur réelle, et un billet imprimé à Athènes est équivalent au même, dans un portefeuille berlinois. Mais, dès lors que l'édifice vacille, la monnaie apparaît pour ce qu'elle est, un véritable acte de foi dans la solidité de nos institutions (photo: siège de la BCE à Francfort).

Tant que nul ne doute de la monnaie, une créance de papier peut être considérée comme ayant une valeur réelle, et un billet imprimé à Athènes est équivalent au même, dans un portefeuille berlinois. Mais, dès lors que l'édifice vacille, la monnaie apparaît pour ce qu'elle est, un véritable acte de foi dans la solidité de nos institutions (photo: siège de la BCE à Francfort).

En coupant durablement la Grèce de l'accès aux marchés de capitaux et aux financements officiels, une sortie du pays de la zone euro s'accompagnerait vraisemblablement d'un défaut sur les dettes envers les pays de la zone euro, qui s'élèvent officiellement à environ 220 milliards d'euros, sans compter leur part dans la dette due au Fonds monétaire international.

Un article récent paru dans Le Monde de David Amiel et Paul-Adrien Hyppolite détaillait précisément les risques d'un « Grexit », pour le secteur privé et la Banque de Grèce (« Sauver la Grèce pour sauver l'Europe » , Le Monde du 9 juin).

Néanmoins, cet article passait rapidement sur la question, souvent éludée, mais cruciale, des soldes dits « Target2 » (pour Trans-European Automated Real-time Gross settlement Express Transfer), brièvement évoqués comme « la dette due aux autres banques centrales de la zone euro (dite « Target2 ») qui s'élève aujourd'hui à 100 milliards d'euros ».

Une dette supplémentaire de 100 milliards d'euros n'est pourtant pas négligeable, si elle devait venir s'ajouter pour les Européens aux conséquences d'un défaut sur les 220 milliards de dette «...

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