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La Grèce ne doit pas sortir de la zone euro

Publié dans Le Monde le
Si la Grèce sort de la zone euro, elle fera défaut sur sa dette de manière bien plus importante, ce qui créera encore plus de tensions politiques (photo: Vue du Parthénon, le 4 novembre 2011).
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Si la Grèce sort de la zone euro, elle fera défaut sur sa dette de manière bien plus importante, ce qui créera encore plus de tensions politiques (photo: Vue du Parthénon, le 4 novembre 2011).

De sommet de la dernière chance en dramatisation des enjeux, la situation de la Grèce semble incompréhensible. Athènes est toujours dans l'attente du versement d'une tranche de 7,2 milliards d'euros d'aide, nécessaire à la stabilisation de son économie. S'il ne faut pas nier la responsabilité des gouvernements grecs dans la situation de leur pays avant la crise financière, la confusion actuelle est aussi le résultat des contradictions de la politique européenne, pour trois raisons.

Premièrement, des politiques incohérentes ont été menées envers la Grèce, car les pays de la zone euro n'ont pas choisi la façon de traiter les pays surendettés. En simplifiant, il y a aujourd'hui deux conceptions du fédéralisme fiscal dans une union monétaire, que nous appellerons « conception américaine » et « conception allemande ».

Aux Etats-Unis, les Etats surendettés ne pouvant faire face à leurs engagements ne sont pas aidés par l'Etat fédéral et font donc défaut sur leurs dettes. Cette pratique s'est imposée à partir de 1840 par plusieurs défauts d'Etats américains. Le défaut montre alors aux électeurs l'incompétence des politiques au sein des Etats et participe à l'éducation...

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