La dégradation des finances grecques inquiète les créanciers

Le ministre des finances grec Yanis Varoufakis ne croit pas à un accord dès le prochain eurogroupe du 11 mai - AFP

Le ministre des finances grec Yanis Varoufakis ne croit pas à un accord dès le prochain eurogroupe du 11 mai - AFP

La Grèce serait tout juste en croissance cette année et ses finances publiques sont retombées dans le rouge.

La Grèce paie au prix fort son instabilité politique. Il y a six mois, le pays avait enfin renoué avec la croissance (+0,8 % en 2014) et Bruxelles estimait qu'il pourrait dégager un surplus budgétaire dès cette année. Mais cet élan positif s'est brisé sur les incertitudes qui pèsent depuis les élections et l'arrivée de Syriza au pouvoir. Le tableau s'est nettement assombri, ce qui va coûter cher aux Grecs et à ses créanciers. La Commission européenne ne table ainsi plus sur une croissance de 2,5 % en 2015 et de 3,6 % en 2016 mais sur un petit progrès de 0,5 % cette année et sur 2,9 % en 2016, à condition qu'Athènes lève les incertitudes et parviennent à un accord avec ses créanciers.

Les bases d'une reprise n'ont pas disparu, mais comme l'admet Pierre Moscovici, les paramètres d'un accord se sont tendus. Car en quelques mois, la situation budgétaire de la Grèce s'est considérablement dégradée, en grande partie en raison de l'effondrement des recettes fiscales depuis décembre dernier. Fin 2014, le déficit budgétaire du pays a atteint 3,5 % du PIB au lieu...

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