L'Hymne olympique

Les vers de l'hymne olympique ont été écrits par le poète grec Kostis Palamas (1859-1943). L'hymne a été mis en musique par le compositeur Spyros Samaras (1861-1917). Il fut joué pour la première fois par un orchestre philharmonique grec le 25 mars 1896, à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des premiers Jeux Olympiques modernes, dans le Panathinaïkon Stadio d'Athènes, dit stade Kallimarmaro (soit, le Stade de beau marbre).


Hymne Olympique Officiel - Musique de Spyros Samaras, vers de Kostis Palamas

Spyros Samaras était un jeune prodige, reconnu sur les plus grandes scènes internationales avant de tomber aux oubliettes suite à l'incendie de sa maison d'édition à Milan en 1943 où la plupart de ses partitions fut détruite. Quand à Kostis Palamas, il est un des plus grands poètes grecs de son époque, avec une œuvre monumentale et très justement vénéré en Grèce ; ses funérailles, en 1943, avaient donné lieu à une grande procession populaire à Athènes, alors même que la capitale grecque était sous occupation allemande.


De dr. à g. : Necil Kazim Akses (Turquie), F. G. Malipiero (Italie), Nadia Boulanger (France), le Prince Pierre de Monaco (administrateur du concours), et le chancelier du CIO se réunissent en jury le 28 février 1955 à Monte-Carlo pour désigner le lauréat du dernier concours de l'hymne des JO parmi 387 compositions reçues.

Malgré que ce couple Samaras/Palamas, aussi bien par ses qualités intrinsèques que par ses racines helléniques, était préposé à donner un hymne aux JO, différents hymnes furent composés pour chaque session des Jeux et ce jusqu'en 1955, année où le Comité International du Mouvement Olympique donne mission au Prince Pierre de Monaco d'organiser un concours pour un nouvel hymne olympique. 387 œuvres émanant de compositeurs de 40 pays différents avaient été reçues pour illustrer musicalement un texte tiré des Olympiques de Pindare. Le lauréat fut Michal Spisak, un musicien polonais habitant Paris, qui emporta ainsi le prix de 1.000 dollars offert par le Prince Pierre de Monaco. L'hymne de Spisak sera interprété par les cent choristes de la Cathédrale et de l'Opéra de Monte-Carlo lors d'un grand gala organisé à la Salle Garnier du Casino, puis en juin de la même année à Paris lors de la 51e session du C.I.O. à la Sorbonne, devant le président de la République Française, René Coty et les membres du C.I.O.


Hymne Olympique des JO de Melbourne (1956) - Musique de Michal Spisak, vers de Pindare

Cependant, la version Pindare/Spisak ne sera jouée qu'une fois dans les 2es Jeux Méditerranéens de Barcelone en 1955, puis aux Jeux Olympiques d'été de Melbourne en 1956. En 1958, lors de sa 55e session à Tokyo, le Comité International Olympique adopte à l'unanimité la version initiale de Palamas/Samaras comme hymne officiel définitif. A partir de la XVIIe olympiade qui se déroule à Rome, en 1960, cet hymne est joué sans discontinuité, ce qui n'empêche pas chaque ville organisatrice de composer son propre hymne de circonstance.

L'hymne olympique

Αρχαίο Πνεύμ' αθάνατο,
αγνέ πατέρα του ωραίου, του μεγάλου και τ' αληθινού,
κατέβα, φανερώσου κι άστραψ' εδώ πέρα
στη δόξα της δικής σου γης και τ'ουρανού.

Στο δρόμο και στο πάλεμα και στο λιθάρι,
στων ευγενών αγώνων λάμψε την ορμή
και με τ'αμάραντο στεφάνωσε κλωνάρι
και σιδερένιο πλάσε και άξιο το κορμί.

Κάμποι, βουνά και πέλαγα φέγγουν μαζί σου
σαν ένας λευκοπόρφυρος μέγας ναός,
και τρέχει στο ναό εδώ προσκυνητής σου,
Αρχαίο Πνεύμ' αθάνατο, κάθε λαός.

Translitération

Archaío Pnévm' athánato,
agné patéra tou ôraíou, tou megálou kai t' alîthinoú,
katéva, phanerôsou ki ástraps' edô péra
stî dóxa tîs dikîs sou yîs kai t'ouranoú.

Sto drómo kai sto pálema kai sto lithári,
stôn evyenôn agônôn lámpse tîn ormî
kai me t'amárado stephánôse klônári
kai siderénio pláse kai áxio to kormí.

Kámpoi, vouná kai pélaga féngoun mazí sou
san énas lefkopórphyros mégas naós,
kai tréhei sto naó edô proskynîtîs sou,
Archaío Pnévm' athánato, káthe laós.

Traduction française

Immortel Esprit antique,
père immaculé du beau, du grand et du vrai,
descends, montre-toi et brille ici-même
à la gloire de la terre -la tienne- et du ciel.

Dans la course et dans la lutte et dans le lancer de pierre,
dans les nobles concours, éclaire l'élan,
et, avec la branche amarante, couronne-le ;
et, de fer et de dignité forge le corps.

Plaines, monts et mers brillent avec toi
comme un vaste temple blanc et pourpre,
et accourent dans ce temple-ci, en pèlerins,
Immortel Esprit antique, les peuples de la terre.

(trad. INFO-GRECE/AE)

 

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