Alexis Tsipras, ancien premier ministre grec, lors du lancement de son parti politique, à Athènes, le 26 mai 2026.
L’ancien premier ministre, qui s’était mis en retrait depuis trois ans, a lancé mardi son propre parti nommé « ELAS », dans l’espoir de défier le premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis, au pouvoir depuis sept ans.
Face à l’Acropole et à la colline de la Pnyx, où siégeait l’assemblée des citoyens dans la Grèce antique, l’ancien premier ministre de gauche (Syriza) Alexis Tsipras a appelé, mardi 26 mai, à un « renouveau démocratique » et à « reprendre en main le pays où la spéculation, la corruption et le clientélisme sont désormais la règle du pouvoir actuel ».
Enumérant les scandales dans lesquels est englué l’actuel parti conservateur au pouvoir, Nouvelle Démocratie – « les écoutes illégales, la catastrophe ferroviaire de Tempé, le mépris de l’Etat de droit, la fraude aux aides agricoles européennes » –, Alexis Tsipras a souligné que « ce n’est ni la normalité ni la stabilité, comme le gouvernement essaie de nous en convaincre », et a jugé qu’il ne fallait pas « seulement changer de politique mais la manière de faire de la politique ».
Son nouveau parti, ELAS (pour « coalition de la gauche grecque »), vise à « créer une alliance progressiste rassemblant la gauche radicale, la social-démocratie et l’écologie politique », a précisé l’ancien leader de gauche de 51 ans…