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Depuis l’adoption de l’euro, les Bulgares font leurs courses en Grèce

Publié dans Courrier Inter… le
Sur un marché de Thessalonique, le 15 décembre 2023. De nombreux Bulgare ont pris l'habitude de venir faire leurs courses dans le nord de la Grèce pour profiter de prix plus attractifs.
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Sur un marché de Thessalonique, le 15 décembre 2023. De nombreux Bulgare ont pris l'habitude de venir faire leurs courses dans le nord de la Grèce pour profiter de prix plus attractifs.

Attirés par des prix plus bas mais aussi par la qualité du service et l’accueil des habitants, les Bulgares sont de plus en plus nombreux à faire leurs courses de l’autre côté de la frontière, en Grèce du Nord. Un mouvement qui pourrait s’être accéléré avec le récent passage à l’euro.

Près de trois mois après l'adoption de l'euro, c'est la nouvelle tendance en Bulgarie : faire ses courses en Grèce. Non pas pour profiter des avantages de la monnaie unique, mais pour une raison plus prosaïque. Tout est jusqu'à "30 % moins cher", titre en grosses lettres et à la une de son édition du mardi 24 mars le quotidien populaire 24 Tchassa de Sofia. Sous le titre "Les Bulgares à l'assaut de Serres", ville dans le nord de la Grèce, l'article de l'envoyé spécial du journal suit les traces de ces touristes d'un jour. Calculette à la main.

"L'huile d'olive, les produits laitiers et les fruits de mer comptent parmi les produits les plus achetés, leur prix étant souvent inférieur de 20 à 30 % à celui pratiqué dans les magasins bulgares", constate-t-il. Ainsi, un litre d'huile d'olive coûte 8,50 euros au marché paysan de Serres, alors que le même produit coûte environ 12,50 euros dans un supermarché de la capitale bulgare.

La situation est similaire avec le fromage de brebis : à Serres, il est…